Table-ronde

L’après-midi, les participants ont participé aux tables de discussions dont les sujets ont été tirés du Forum Ouvert du matin.

Table 1. Valoriser les compétences des membres  

Le groupe a communément admis le besoin :

  • D’un portail valorisant  les compétences des coworkers ;
  • De réaliser des animations basées sur les compétences des coworkers au sein des espaces de coworking (formations, ateliers découvertes, etc.) ;
  • De répondre aux appels d’offres et demandes locales à partir des compétences des coworkers ;
  • D’augmenter le travail grâce au coworking ;

Plusieurs constats ont été émis, à savoir :

  • Des compétences en local non valorisées ;
  • Des compétences diverses ;
  • Des besoins (que l’on soit dans le domaine du bâtiment, du numérique, etc.) ;
  • L’envie de travailler à plusieurs espaces sur le sujet ;

Diverses expériences testées concernant des outils … mais surtout de l’humain !

  • À LA FORGE COLLECTIVE : le ‘’Gisement’’ (déjà en ligne) = le coworking est apporteur d’affaires… ;
  • A LA CORDEE : création de profils  de coworkers avec des ‘’ tags ’’ permettant de contacter les divers membres, de connaître leurs compétences, les petites annonces, etc… Attention, aucune autopromotion ne figure dans l’espace : seules 5 à 10 annonces par jours sont publiées ;
  • A L’ATELIER : mobilisation des compétences pour répondre aux demandes locales – le coordinateur de l’espace étant le maître d’œuvre. Rémunération des coworkers et de l’espace via des pourcentages ;
  • Point de vigilance : qualité de prestation.

Synthèse proposée : le groupe de discussion s’est intéressé à la valorisation des compétences de coworkers. A ce titre, le groupe a d’abord admis l’existence de compétences locales diversifiées mais non valorisées et, parallèlement, de nombreux besoins dans tous les domaines. Le groupe insiste sur la nécessité de valoriser les compétences des coworkers via des portails numériques, des animations ou des appels d’offres par exemple. Plusieurs expériences ont déjà  été testées telles que le « gisement » à la Forge Collective, les « tags » de coworkers à La Cordée ou bien encore la mobilisation de compétences diversifiées pour répondre aux demandes locales à L’Atelier. Autant de solutions et de pistes d’amélioration sont alors possibles.

2 participants à une table-ronde

Crédit : David Gamet

Table 2. Restauration, agriculture et coworking : Quel modèle ?

OBJECTIF PRINCIPAL : comment bien manger ? Et bien boire ?

Au sein du coworking :

    • Trouver un partenaire ;
    • Partager les résultats / CA ;
    • Mettre à disposition l’espace ;
    • Faire réaliser la nourriture par les coworkers à tour de rôle ;
    • Créer des Events à thème tels que « amène ta soupe » ;
    • Créer des modules tels que « prêt à pousser », « champignons shitabé »  (Bruno Vitasse) ;

À l’extérieur du coworking :

    • Créer des partenariats Food Truck ;
    • Favoriser le bon voisinage ;
    • Créer des cartes sur plan ;
    • Permettre les négociations/réductions ;
    • Créer des partenariats avec les start-up de livraison (-10%) ;
    • Cabinet de transformation de l’agriculture

Synthèse proposée : le groupe de discussion s’est intéressé aux possibilités de restauration des espaces de coworking, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’espace, en lien avec l’agriculture urbaine. Plusieurs pistes de réflexions ont été mises en avant, notamment la création de modules (« prêt à pousser », « champignon shitabé ») ou d’événements (« amène ta soupe ») culinaires, de  partenariats avantageux (notamment avec les start-up de livraison), de rapports de bon voisinage ou de négociations/réductions avec les structures alimentaires situées aux alentours, de mise à disposition de l’espace pour la restauration et la pratique de la cuisine par les coworkers,  etc. Ces réflexions témoignent d’un réel besoin pour les espaces de coworking en matière de restauration locale nécessitant d’être approfondies et structurées.

 

Table-ronde

Crédit : David Gamet

Tables 3. Ville des courtes distances et mobilités durables

«  VIVE LES COURTES DISTANCES »

Référent de la discussion : VINCENT-GESLIN Stéphanie

Discussion sur la place des gares :

  • Les gares constituent des concentrations de flux et sont de véritables supports multimodaux : les espaces de travail et crèches partagés sont possibles en leur sein ;
  • Les centres d’affaires dans ces gares servent plutôt de lieu de rendez-vous pour les voyageurs… ;

Discussion sur l’intérêt des tiers-lieux pour les entreprises :

  • Les entreprises ont la capacité de s’installer en dehors des grands centres urbains et plus proche des lieux de vie de leurs salariés en investissant des tiers-lieux pour leurs travailleurs par exemple ;
  • Les entreprises ont aussi la capacité de s’implanter rapidement grâce aux tiers-lieux dans une logique de diminution des trajets pour les salariés ;
  • Se pose la question de la baisse des coûts pour les grands groupes, notamment en matière d’immobilier ? ;
  • Effets pervers : les tiers-lieux loin des centres urbains favorisent-ils l’étalement urbain ? – arbitrage des ménages par leur information … ;
  • Limite : existence de problèmes classiques relatifs aux RH ou à l’inquiétude des managers + freins au télétravail ;

Urbanisme et tiers-lieux :

  • Les tiers-lieux sont indirectement associés à la mixité fonctionnelle de l’urbanisme et au travail au sein des zones d’habitat ;
  • Les modes de vie et la sociologie de l’habitat ont un impact sur les lieuxs d’informations des tiers-lieux ;
  • Les parcours résidentiels ont un rôle à jouer dans les modèles économiques des tiers-lieux sur le moyen et long terme. 

Synthèse proposée : le groupe de discussion s’est intéressé aux courtes distances et à la mobilité durable dans les villes ; d’abord sous l’angle des gares qui, en tant que points de ralliement, peuvent potentiellement accueillir des espaces de travail ou crèches partagés. Les participants ont ensuite abordé la question des tiers-lieux dans les stratégies d’entreprises (en matière de diminution des trajets pour les salariés, de rapprochement aux lieux de vie, etc.) ainsi que les effets pervers ou limites associés (craintes des RH/managers, freins au télétravail, étalement urbain, etc.). Dans la même lignée, ces tiers-lieux ont été replacés dans un contexte plus large, à savoir celui de l’urbanisme, de la mixité fonctionnelle, de la diversification des usages et des liens qui les relient aux modes de vie, à la sociologie de l’habitat ou bien encore aux parcours résidentiels.

table-ronde

Crédit : David Gamet

Tables 4. Modèles économiques, troc, échange, chômeurs, évolution

Quel autre levier que la finance pour accéder au coworking ?

Partage d’expériences :

  • Come N Work // Accès à l’emploi : travail d’accompagnement auprès des demandeurs d’emplois ;
  • Cédille.pro : ouverture de l’espace de coworking aux demandeurs d’emplois une fois par semaine ;
  • « L’espace de coworking permet un accompagnement à l’emploi » ;
  • Mise en avant du rôle joué par les mentors ;
  • « Hopness manger » : chaque jour de la semaine, un référent peut gérer le lieu en échange de quoi l’accès au lieu lui sera offert (gratuité). Cela pose la question légale du troc ?
  • Point d’intérêt : se faire du réseau, donner confiance… ;
  • Offre d’abonnements multiples (pour les étudiants, chômeurs, etc.) – Exemple : « la BA dans les satellites » (« mentors » pour l’accompagnement dans les coworking du lieu : les Satellites) ;

Questionnements :

  • Comment « attire » t-on les demandeurs d’emplois pour les accompagner ?
  • Existence de l’association THE MAZ  pour l’accompagnement des demandeurs d’emplois (mais plutôt bac + 5) ;
  • Comment arrêter l’autogestion ?
  • Quelle politique/aides européennes, nationales, territoriales pour les retours à l’emploi vers les espaces de coworking ?

Possibilité de se faire aider par les plus grosses structures ;

Fond de dotation mutualisé (mécénat – pour le mécénat privé : adapter le discours aux entreprises) ;

Axes du développement durable :

  • Espace éducatif ;
  • Expériences dans un coworking de la Drôme : « prix libre » pour favoriser l’équilibre ;
  • Expérience dans une coopérative d’activité (Graine de Sol) : gommette entre coworkers ;
  • Partage de compétences entre coworkers (exemple : les Satellites) ;
  • Importance de l’empathie, de la bienveillance ;
  • « pause pistache » une fois par mois : intervention d’un entrepreneur partageant son expérience, ce qui ne correspond en aucun cas à une pub (les Satellites) ;
  • Financer les achats pour le fonctionnement ou le développement économique entre coworkers et entreprises (BARTER CLUSTER) ;
  • Dichotomie : idées à trouver pour créer du lien entre vie associative du CW et entreprise ;

1/3  loc. espace coworkers

1/3 loc. espace entreprise (ex : EDF) // ex : fonctionnement budget SMACK Coworking

1/3 coaching (accompagnement)

Exemple : sans bureau fixe > deux structures : association (subvention) + entreprise

Synthèse proposée : le groupe de discussion s’est intéressé aux modèles économiques, aux différentes formes de trocs et d’échanges ainsi qu’à la place des chômeurs dans les espaces de coworking. Les participants ont d’abord abordé la question de l’accès aux espaces pour les demandeurs d’emplois, en dehors de la finance.  Diverses solutions ont été apportées : ouverture de l’espace à ces profils d’individus une fois par semaine, rôle joué par les mentors, travail d’accompagnement, création d’abonnements multiples (pour les étudiants, chômeurs, etc.), importance du réseau et de la confiance, etc… Outre ces pistes de réflexions, des questions sont également restées en suspens : Comment peut-on « attirer » les demandeurs d’emplois ? Quelles politiques/aides mobiliser pour favoriser le retour à l’emploi vers les espaces de coworking ? Comment mettre un terme à l’autogestion ? … Divers axes de développement durable ont alors été proposés : création d’espaces éducatifs, mise en place de « prix libres » dans une logique d’équilibre, partage de compétences, importance de l’empathie et de la bienveillance, partage d’expériences des entrepreneurs, dichotomie entre coworking et entreprise, etc…

Table-ronde

Crédit: David Gamet

Table 5. Comment aménager un espace de coworking ?

Constats communs :

  • Besoins de multizones afin d’affecter son travail à une zone selon les tâches. Exemple : travail individuel, travail à plusieurs, besoin de téléphoner… ;
  • Introduire de l’habitat au sein de l’entreprise ;
  • Prendre en considération des mentalités et modes de fonctionnement des générations X, Y et Z ;
  • Trouver le bon compromis entre zone de travail et de bien-être, « comme si on était à la maison » ;
  • Avoir à disposition des services annexes (café gratuit, zone de détente, zone de jeu…)
  • Avoir en tête le fait d’être en ERP/ERT ;
  • Besoin de modularité des espaces et du mobilier.

Synthèse proposée : le groupe de discussion s’est intéressé aux possibilités d’aménagement d’un espace de coworking. Pour cela, des constats communs ont été soulevés, à savoir le besoins de zones/environnements de travail différenciés pour répondre aux besoins des coworkers, la prise en compte des modes de fonctionnement et mentalités des générations X,Y, Z mais aussi la nécessité de réaliser un compromis entre les temps de travail et de repos, de créer des espaces et du mobilier modulables, de proposer des services annexes tels que le café/espaces de détente, mais aussi de ne pas oublier d’être en ERP/ERT …

Table-ronde

Crédit : David Gamet

Table 6. Le coworking de demain : Quel avenir ? Une nouvelle forme de syndicalisme ? Et pourquoi pas un appel aux candidats à la présidentiel pour diffuser le modèle de société ?

Partage d’expérience :

  • Réunion de 7 syndicats dans les espaces de coworking à Toulouse ;
  • La CDFT s’intéresse au coworking ;
  • Existence d’une association représentative des indépendants // syndicat des indépendant au niveau national ;
  • ONTPE ;
  • Syndicalisme = vieil outil pour vieux modèle ?!
  • Limite du syndicalisme aujourd’hui = quel nouvel outil de représentativité ? Volonté d’une représentation européenne mais échec car grosse diversité d’espaces, de réalités, etc… mouvement qui cherche l’autonomie, en opposition avec la représentativité ;
  • Représentation des espaces de coworking différente de la représentativité des indépendants ;

Questionnements :

  • Coworking de demain ?
  • Discussion sur les statuts ;
  • Complémentarité des CAE et espaces de coworking.
Table-ronde

Crédit: David Gamet

Table 7. Existe-il un nouveau modèle d’espace qui permette le rééquilibrage entre les milieux urbains et ruraux à l’heure où les villes semblent être le lieu d’accueil de 75% de la population ?

Constats :

  • Hypercentralisation ;
  • Problème de mobilité ;
  • Problème bien être : déplacements, hyperactivité… ;
  • Coût de l’étalement urbain…

Bénéfices du retour à la ruralité :

  • Amélioration de la mobilité ;
  • Emploi local ;
  • Consommation locale ;
  • Environnement, pollution et trajets réduits ;
  • Diversité des rassemblements hors cité ;

Modèles d’espaces de coworking décentralisés :

  • Les espaces de coworking sont des espaces de travail qui deviennent hybrides, entre le travail salariés indépendant et la gestion du commun (citoyen). Il y a un pouvoir de délégation institutionnel dont il est relai. Ce modèle trouvera plus facilement sa place en milieu rural, là où il y a une connaissance interpersonnelle plus forte et une diversité des savoir-faire plus frappante. Chacun a une place de développement de son savoir-être.

Synthèse proposée : le groupe de discussion s’est intéressé à la construction d’un modèle pouvant contribuer au rééquilibrage entre milieu urbain et rural ; parallèlement aux difficultés rencontrées : hypercentralisation, problèmes de mobilité, bien-être, coût de l’étalement urbain. Les participants ont admis que le retour à la ruralité peut améliorer la mobilité, notamment par la baisse des trajets, contribuer à l’emploi et à la consommation en local, diminuer les impacts sur l’environnement mais aussi contribuer à la diversité des usages et rassemblements en dehors des centres-urbains. Selon eux, les espaces de coworking peuvent facilement trouver leur place dans les espaces ruraux, du fait de l’importance de la connaissance interpersonnelle et des savoir-faire.

Table-ronde

Crédit : David Gamet

Table 8. Coworking en milieu rural

Questionnements :

  • Comment créer une dynamique au sein de la banlieue de Montélimar ? Dans le Jura ? Comment capter du monde ?
  • Comment intégrer le « local » dans un espace de coworking ?
  • Comment intégrer les cycles et saisonnalités en milieu montagnard rural ? Et les habitants ?
  • Quelle place pour les résidents touristiques secondaires dans les espaces de coworking situés en milieu rural touristique ? Quel besoin ?
  • Comment répondre à la demande de collectif au-delà de l’espace de travail partagé … ?
  • Quel lien possible entre espace de coworking urbain et rural ?
  • Comment créer un réseau/inventaire des tiers lieux / coworking ruraux ?

Des expériences « recettes » :

  • « Relais d’entreprises » : bien dissocier les bureaux destinés aux coworkers et à l’activité qui crée du club d’entreprises ;

Mais : s’adresse aux télétravailleurs qui prennent un bureau 1,2 jours/semaine ;

Un constat : les adhérents qui viennent jamais de loin (<15 min) – micro lieux de proximité ;

Une mise en garde : le coworking rural héberge plus des « workers » que des « coworkers » ;

Besoin, au-delà du coworking, d’un lieu de sociabilité, de rencontre…. C’est-à-dire d’un coworking générateur de business mais aussi de relations amicales… ;

Le système mixte permet de répondre à un double besoin : travailler + avoir une vie sociale ;

Argument pour les entreprises des centres : tisser un réseau périurbain et proposer des mini-centres partout (gain de déplacement, développement durable, etc…) ;

Attention aux partenaires publics qui y voient souvent un outil politique (d’où la concurrence entre les territoires => perte de temps sur l’information et la communication, d’où la nécessité d’avoir un réseau sur chaque communauté de commune = + proposer à chacun des territoires de donner le nom qu’ils veulent permet de poser sa marque.

Synthèse proposée : le groupe de discussion s’est intéressé à la question de la ruralité ; posant des questions de fond relative au coworking : comment créer une dynamique de coworking dans ces milieux ? Comment intégrer le local ? Quelle place pour les résidents touristiques secondaire ? Comment intégrer les diverses temporalités en milieu montagnard ? Comment répondre aux besoins du collectif et des habitants ? Quels liens possibles entre espaces urbains et ruraux ? Comment et pourquoi créer un réseau ou inventaire de tiers-lieux en milieu rural ? Pour faire avancer la discussion, les participants ont notamment cité l’exemple des « relais d’entreprise » en déterminant leur fonctionnement et points d’amélioration.